La CFTC et la MSA

P10-11 CFTC_AGRI_ELECTIONS_MSA_COULEUR.pdf

En plaçant la personne et la famille au centre de ses actions, la CFTC est un syndicat « pas comme les autres ». Elle est l'acteur incontournable de la protection sociale et de la politique familiale.

Vous pouvez télécharger la profession de foi de la CFTC ci-contre.

Priscilla Pires travaille au Crédit agricole Ile-de-France. Elle est élue locale et administratrice dans sa caisse depuis 2015.

Quelles sont vos actions au sein de la MSA ?

Je représente la MSA dans plusieurs animations qu’elle met en place. En 2018, pour Octobre rose, nous avons tenu des stands d’information sur le cancer du sein à Groupama et au Crédit agricole. Dans les autres départements de la région, les animateurs peuvent être présents sur les marchés. Je suis là pour apporter des réponses aux soucis des ressortissants et pour aider des salariés en difficulté. Récemment, j’ai obtenu une aide à l’installation pour la femme d’un salarié agricole qui souhaitait développer une activité d’assistante maternelle.

Et tant qu’administratrice ?

Je fais partie de plusieurs comités qui donnent son avis sur les aides distribuées, statuent sur une affaire de fraude… Je peux être associée à la création d’une crèche ou d’une maison de retraite. Les interventions de la MSA sont multiples puisque l’institution est présente au quotidien auprès des salariés agricoles tout au long de leur vie.

Qu’est ce qui fait un bon élu ?

Cette mission prend du temps. Elle m’occupe en moyenne 3 à 4 jours par semaine. C’est un mandat qui demande de l’empathie et de la compréhension. Il est très valorisant de pouvoir aider et apporter des solutions aux problèmes des salariés.

Patrick Roose est retraité de la MSA. Depuis cinq mandats, il est délégué cantonal sous l’étiquette CFTC. En 2015, il est passé à l’échelon supérieur puisqu’il est devenu un des administrateurs de la caisse MSA du Nord-Pas-de-Calais.

Quel est le rôle du délégué cantonal ?

L’élu est le relais entre la population agricole et la MSA. Et j’interviens pour les trois collèges. Remboursement santé en retard, indemnités journalières non versées, liquidation de la retraite qui coince, les assurés me confient leur souci et je trouve une solution auprès des services concernés. De même, j’informe les ressortissants MSA des aides auxquelles ils ont accès en cas de difficulté financière. Au-delà des prestations légales, les assurés peuvent se voir attribuer des aides supplémentaires issues de l’action sanitaire et sociale de la MSA. Ils ne sont pas souvent au courant de l’existence de ces coups de pouce. Je peux aussi les orienter vers une assistante sociale.

Nous organisons également des actions spécifiques. Dans notre région, nous avons proposé des formations au numérique à une population qui est très éloigné de cet outil.

Et celui de l’administrateur ?

Nous sommes associés à la gestion de la caisse et aux décisions politiques. Notre pouvoir reste limité puisque nous évoluons dans un cadre légal strict.

Qu’est ce qui fait un bon élu ?

Il faut avant tout avoir envie de rendre service, d’aider ses interlocuteurs. Chacun apporte sa pierre à l’édifice.


La MSA est la colonne vertébrale de la protection sociale du monde agricole

Emmanuel Cuvillier, président de la CFTC-AGRI, rappelle l’attachement de la CFTC à la MSA.

Pourquoi la CFTC se mobilise-t-elle pour les élections MSA ?

Etre présent aux élections MSA, c’est faire passer notre message en faveur de cette institution : il est important de conserver ce régime de protection sociale spécifique au monde agricole. La MSA qui assure la protection sociale des salariés et employeurs de l’agriculture est présente sur tout le territoire. Pour la CFTC, cette proximité est une richesse qu’il ne faut pas détruire. De même, le fonctionnement démocratique de la MSA fait que les salariés sont vraiment représentés au sein de l’instance (délégué cantonal, administrateur).

En quoi ce régime spécifique est-il unique ?

La MSA est la colonne vertébrale de la protection sociale du monde agricole. Elle gère la santé, les prestations familiales, les retraites mais pas uniquement. La MSA c’est aussi la médecine sociale (accidents et maladies professionnelles), la médecine du travail, l’action sanitaire et sociale, un service prévention… le toute en un guichet unique. Et au-delà de l’institution, la MSA intervient pour le compte d’Agrica (appel et gestion des cotisations de retraites complémentaires), de la prévoyance et de la formation professionnelle.

La MSA est-elle vraiment en danger ?

Les réformes successives qui ont pour but de réaliser des économies ont fragilisé la MSA et ont dégradé les services rendus. Depuis quinze ans, on a régionalisé les caisses, on a été vers plus de spécialisation et puis récemment, on a opté pour la mutualisation c’est à dire que, dans une région, certaines caisses ne gèrent que les dossiers de santé ou de prestations familiales… Et malgré toutes ces transformations, la MSA conserve son atout de proximité. La force de notre institution vient de la volonté commune des administrateurs (employeurs et salariés) de maintenir la spécificité de la MSA. Malgré les baisses de budget, on trouve des solutions pour sauvegarder la MSA. C’est dans cet esprit que nous menons campagne dans cette période électorale.